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Reviews

SIAM BISTRO and SANS-PAREIL - By Art Perron (Review)

I recommend you add the Siam Bistro on Wellington to your list of
restaurants....they had a fire just a few weeks ago
but will be opening again soon with what I believe is
the best Thai food in Ottawa.

The Sans-pareil at 79 blvd St-Raymond in Hull is
considered by many as one of the best tables in the
area when you evaluate on the basis of value for
money...the quality of the fare exceeds that of restaurants where the bill
requires one to have a second job. The "menu surprise,"
which changes every day according to availability of
fresh produce and which includes suggested
accompanying wine, is particularly attractive.

Art Perron

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MAISON BAGUETTE By Ken Harley (Review)

 

 

 

Ken and Maxine Harley

MAISON BAGUETTE

If you are looking for a cozy, reasonably priced place for a breakfast or lunch, try this newer bakery at 381 Montreal Road (corner of Alfred) in Vanier. Tel. (613) 321-6030.

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BEAUTY By Axel Conradi (a poem)

Conradi

Axel Conradi

I thought I might be a poet
to capture beauty in words
but soon the task defeated me
an old man late to the game

then today I watched a woman smile
freeing others to speak
and on the beach two poodles romped
as light as tumbling clouds

I came straight home
picked up my pen and
wrote a few things down

THE MACKAY FALLEN PART II: ROBERT STALKER Alan Bowker (Article)

 

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Alan Bowker

 

The MacKay Fallen, Part II: Robert Alexander Stalker 

by Dr. Alan Bowker

 

bowker stalker 1914.png

Robert Stalker c. 1914: From an image provided by a descendant

 

Robert Stalker was born in London, England, on February 22, 1879, the second son of George Frederick Stalker, an eminent Scottish architect who had come to Ottawa in 1883, and his wife Clarinda (1849-1930). In all the couple had nine children, the youngest an infant, when George died suddenly in 1895. He appears to have left enough money for his widow and family to live in an attached house at 37 Charles Street in New Edinburgh (shown below as it is today). Clarinda Stalker joined MacKay Presbyterian church in 1909 along with three of her sons. She was a stalwart in the Ladies’ Aid and was one of the church’s Visitors to the Protestant Hospital.[1] But tragedy continued to dog the family. None of the four daughters survived past early adulthood: three died of TB and the infant died at age 4 of pneumonia.

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LE BILLET DU SOMMELIER: CHRISTIAN LAPOINTE SUR LE VIN - DECEMBRE 2016

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Domaine des Météores, un vignoble qui se démarque en Outaouais québécois, à Ripon en Petite Nation

 

Un couple de vignerons de la petite localité de Ripon en Outaouais, André Cellard et Chantal Ippersiel du Domaine des Météores, a réussi à repérer un terroir situé sur un micro climat propice à la culture de la vigne. André, lui-même chercheur pendant un quart de siècle dans des institutions universitaires, a fait ses devoirs pour identifier les cépages adéquats à ce terroir. Avec son épouse Chantal, ils y ont introduit quelques variétés hybrides qui, au prix d’une viticulture soignée et d’une vinification finement ordonnée, offrent des résultats qui ont fait sursauter d’éloges tant les observateurs les plus exigeants d’Amérique que ceux de l’Europe la plus réputée.  Le micro climat y est si adéquat qu’il n’est même pas nécessaire d’y renchausser les vignes jusqu’à la moitié des plants pour les protéger du gel de l’hiver comme on doit le faire obligatoirement à chaque automne dans des zones réputées encore plus chaudes, telles celles du plein sud du Québec (région de Dunham) ou de la région du Prince Edward County en Ontario. Mais…dans le domaine de la production du vin, même dans les meilleures conditions en moyenne générale, on est jamais à l’abris d’un effet climatique difficile (ni à Ripon ni à Bordeaux). On en parlera plus loin.

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LE BILLET DU SOMMELIER: CHRISTIAN LAPOINTE SUR LE VIN - SEPTEMBRE 2016

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Christian Lapointe

 

Vignobles près d’Ottawa, grande nouvelle !

Visite du Domaine Perrault à Navan

Oui, une nouvelle association de producteurs de vins est née récemment pour toute la zone de l’Est de la province d’Ontario. Une quinzaine de vignobles répartis entre la ceinture immédiate d’Ottawa jusqu’à Cornwall se sont réunis en 2016 au gré d’une collaboration avec le collège La Cité d’Ottawa sous l’égide d’un projet de recherche appliquée que j’ai eu l’honneur de coordonner pour le collège. L’initiative a facilité l’accès à de précieux conseils techniques et scientifiques dans les domaines tant agronomiques qu’œnologiques pour ces vignerons. Nous reviendrons, dans un autre article, sur les résultats de cette collaboration bien tempérée entre le collège et cette nouvelle zone de production vinicole d’Ontario.

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LE BILLET DU SOMMELIER: CHRISTIAN LAPOINTE SUR LE VIN - JUIN 2016

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Pour le 40ème anniversaire du Jugement de Paris 1976 sur les vins

Si la qualité des vins dans le monde s’est développée au gré de l’amélioration progressive des méthodes de production, leurs prix se sont imposés par la domination constante de la loi de l’offre et de la demande. De nombreux éléments ont alimenté ces facteurs ainsi que des événements marquants depuis le XIXème siècle.

Les années 1970 furent riches de ces événements. En ce qui me concenrne, j’ai fait ma formation de sommelier au beau milieu du tourbillon créé par ces moments historiques intenses qui vont marquer la réalité du vin encore jusqu’à aujourd’hui.

En 1973, on ose effectuer une addition à la sacro sainte classification des grands vins de Bordeaux datant de 1855. Seulement quatre vins rouges se partageaient le premier rang jusqu’alors. En 1973, un cinquième fait son entrée, l’illustre Mouton-Rothschild. La devise de ce vin est passée de « Premier ne puis, second ne daigne, Mouton suis » à « Premier je suis, second je fus, Mouton ne change ». Jusqu’à cette date, les revolutions dans le domaine du vin se font par micro pas, comme ici, l’ajout d’une étiquette sur une courte liste de quelques dizaines ! Mais le cours des choses ne tardera plus à s’accélérer.

En mai 1976, un vendeur de vins d’origine Britannique, installé Place de la Madeleine à Paris, Steven Spurrier, organise avec sa partenaire d’affaire d’alors, Patricia Gallagher (devenue Gastaud-Gallagher et directrice du vin chez Cordon Bleu en Suisse aujourd’hui), une dégustation à l’aveugle de haute voltige à Paris mais qui se voulait informelle au départ, prétexte à souligner le bi-centenaire de l’indépendance des États-Unis. On invite une brochette de dégustateurs parmi les plus connus et redoutables de France à venir évaluer à l’aveugle des vins les plus prestigieux de France et les plus réputés de Californie, la plupart de ces derniers, originaires de vignobles établis depuis moins de 10 ans. L’objectif était de déterminer la liste des 10 meilleurs blancs et des 10 meilleurs rouges. On ne se faisait pas d’illusions sur l’issue de l’exercice, les grands vins de France dominaient en qualité depuis des siècles.

Biais personnel de Spurrier ? Non, il ne participle même pas au jugement final qu’il laisse aux bons soins de ses amis Français. Mais il avait choisi ces grands vins de France qu’il croyait pouvoir l’emporter haut la main sur ceux de Californie.  Sur ce terrain, il fut également confondu.

Les juges choisis furent: Odette Kahn, rédactrice en chef de la Revue du vin de France, Jean-Claude Vrinat du restaurant Taillevent, Raymond Oliver du restaurant Le Grand Véfour, le sommelier Christian Vanneque de La Tour d’Argent, Aubert de Villaine du Domaine de la Romanée-Conti, Pierre Tari de Château Giscours, Pierre Bréjoux de l’Institut national des Appellations d’origine (INAO), Michel Dovaz de l’Institut du vin, Claude Dubois-Millot de Gault-Millau.

Dégustation à l’aveugle, on avait demandé aux juges de noter les vins sur 20, selon quatre critères : couleur et clarté, nez, bouche et harmonie. Le résultat aura l’effet d’une bombe dans le monde du vin et qui sera communément appelé depuis “le jugement de Paris”. Voici la liste des résultats obtenus:

BLANCS (Chardonnay)

1   États-Unis-Chateau Montelena  1973 (œnologue : Mike Grgich) - 14,4

2   France - Roulot (Meursault Charmes) 1973 - 14,05

3   États-Unis - Chalone Vineyard  1974 - 13,44

4   États-Unis - Spring Mountain Vineyards  1973 - 11,55

5   France - Joseph Drouhin Le Clos des Mouches (Beaune) 1973 - 11,22

6   États-Unis - Freemark Abbey Winery  1972 - 11,11

7   France - Ramonet-Prudhon (Bâtard-Montrachet) 1973 - 10,44

8   France - Domaine Leflaive Les Pucelles (Puligny-Montrachet) 1972 - 9,88

9     États-Unis - Veedercrest Vineyards 1972 - 9,77

10               États-Unis - David Bruce Winery  1973 - 4,66

ROUGES (Style Bordeaux)

1 États-Unis - Stag's Leap Wine Cellars 1973 – 14,142

2 France - Château Mouton-Rothschild (pauillac) 1970 – 14,09à

3 France - Château Montrose (Saint-Estèphe) 1970 – 13,64

4 France - Château Haut-Brion (Pessac-Léognan) 1970 – 13,23

5 États-Unis - Ridge Vineyards  Monte Bello 1971 – 12,14

6  France - Château Léoville Las Cases (Saint-Julien) 1971 – 11,18

7 États-Unis -Heitz Wine Cellars 'Martha's Vineyard' 1970 – 10,36

8 États-Unis -Clos Du Val Winery  1972 – 10,14

9  États-Unis -Mayacamas Vineyards  1971 – 9,7

10 États-Unis -Freemark Abbey Winery  1967 – 9,64

Trente ans plus tard, en 2006, Spurrier et Gastaud-Gallagher vont refaire simultanément, le même jour, en Californie et à Londres, la dégustation des mêmes vins des mêmes millésimes avec deux jurys de sommités mondiales, entre autres: Christian Vanneque (juge en 1976), Michel Bettane, Michael Broadbent, Michel Dovaz (juge en 1976), Hugh Johnson, Jancis Robinson. Colossal !

Voici le résultat pour les rouges:

  1. États-UnisRidge Vineyards Monte Bello 1971
  2. États-UnisStag's Leap Wine Cellars 1973
  3. États-UnisMayacamas Vineyards 1971 (ex-aequo avec Heitz))
  4. États-UnisHeitz Wine Cellars 'Martha's Vineyard' 1970 (ex-aequo)
  5. États-UnisClos Du Val Winery 1972
  6. FranceChâteau Mouton-Rothschild 1970
  7. FranceChâteau Montrose 1970
  8. FranceChâteau Haut-Brion 1970
  9. FranceChâteau Leoville Las Cases 1971
  10. États-UnisFreemark Abbey Winery 1969

Certes, on y retrouve quelques différences et l’ordre des rangs quelque peu modifié mais la tendance forte demeure. Mais ce qui a le plus étonné les auteurs de cette dégustation fut que, malgré les résultats en 1976, on disait à ce moment là que les vins Américains ne tiendraient pas la route de la longévité. Ce n’est pas du tout ce qu’a révélé la revisite de 2006.  De plus, on a effectué une seconde dégustation des mêmes vins mais avec des millésimes récents à l’aveugle.  Mais les producteurs de France s’opposèrent à mélanger les vins des deux zones. La dégustation eut lieu séparément, la Californie et la France.

La presse en France a ridiculisé et surtout minimisé les résultats de ces expériences. Le Figaro a publié (3 mois après l’événement) un article à ce sujet qualifiant le résultat de “risible” ! Heureusement, en 2016, le Figaro était devenu plus nuancé au sujet de ces dégustations historiques, mais pas plus bavard qu’il ne le fallait.

En 1979, au cours de ma deuxième année de formation comme sommelier, nous apprenions que le célèbre Gault-Millau en France avait réalisé une dégustation similaire qu’elle appella les Olympiades ou Olympiques des Vins Gault-Millau. La majorité des dégustateurs sont Français et célèbres. Le résultat fut un autre gros pavé dans la marre: l’espagnol Torres Gran Corona Black Label 1970 (plus tard baptisé simplement  “Mas la Plana”) arrive premier devant les Châteaux Latour et Haut-Brion 1970. Il est encore difficile aujourd’hui de trouver de la documentation même sur internet à ce sujet: ostracisé ou nettoyé, sujet encore tabou en France. Les grands châteaux de France n’ont plus jamais jugé utile de proposer leurs vins dans ce genre de concours !

La même année, en 1979, un jeune américain très aficionado du vin, du nom de Robert Parker, démarre la publication de son courier du vin au nom de “Wine Advocate” qui deviendra le thermomètre à la fois le plus craint et le plus désiré des producteurs de vins du monde (surtout des Français). Pas à dire, le mal vient toujours des États-Unis ! Un vin remarqué par Parker établira instantanément sa réputation et lui assurera son avenir économique. Les producteurs mettront volontiers de l’avant que leur vin soit “parkerisé”.

Pour souligner le 40 ième anniversaire du “Jugement de Paris”, notre association de sommeliers a organisé à Ottawa une dégustation à l’aveugle juste avant la sortie du 28 mai 2016 de Vintages en Ontario de plusieurs de ces vins prisés en 1976. Évidemment, pas tous les vins de 1976 étaient disponibles et on y a alligné des vins de haute voltige du Nouveau Monde et du Vieux Monde. Nous étions 19 dégustateurs et nous y avons dégusté 6 vins blancs et 6 vins rouges. Voici le résultat des meilleurs vins notés en ordre de préférence quasi unanime:

Blancs

1.USA - Grgich Hills 2013 (vinificateur du Montelena qui arriva 1er en 1976)  67.95$

2. USA - Château Montelena 2014  -  75.95$

3. France - Alain Chavy Puligny-Montrachet 2013 (pas sur la liste de 1976) – 68.95$

Rouges:

1. USA - Ridge Monte Bello 2013 – 191.95$

2. USA - Clos du Val 2013 – 59.95$

3. France - Château Montrose 2011 – 169.95$

4. USA - Freemark Abbey 2012 – 54.95$

 

Étonnant n’est-ce pas !

Christian Lapointe

Chroniqueur de vins

Professeur de sommellerie

Collège La Cité, Ottawa

Ambassadeur (Canada) Association des Sommeliers d’Europe

*****

JustOttawa a la chance d’accueillir des articles sur le vin de Christian Lapointe. Christian est connu pour son   « Le Billet du sommelier » qui a pour objectif de guider le consommateur ayant accès aux vins et produits spécialisés commercialisés par le secteur Vintages de la LCBO en Ontario. À tous les 15 jours, Vintages apporte autour de 125 nouveaux produits sur le marché. Christian, ambassadeur canadien à la retraite et sommelier depuis près de 40 ans sélectionne ses produits préférés et les propose à des milliers de consommateurs, restaurateurs, hôteliers et formateurs en sommellerie à chaque sortie bi-mensuelle depuis 1999 (avec interruption entre 2006 et 2010). Si vous êtes intéressés à recevoir ce billet gratuitement, n'hésitez pas à en faire la demande à l'adresse suivante: This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

LE BILLET DU SOMMELIER: CHRISTIAN LAPOINTE SUR LE VIN - MAI 2016

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 Cépages emblématiques: nuancer !

Une sortie Vintages  en février 2013 titrait : « Carte de typicité, un tour d’horizon des cépages emblématiques du Nouveau Monde ».

Il s’agissait d’un bel emballage commercial pour introduire une longue brochette de vins du Nouveau Monde. Intéressant, mais j’aimerais ici apporter une petite nuance sur la notion de « cépages emblématiques ». La liste évoquée est large,  généreuse et ne révèle pas strictement ce que le qualificatif d’emblématique pourrait signifier, c'est-à-dire, ce qui devrait être particulièrement typé à un terroir donné.  Pour illustrer mon propos, classons les cépages qui répondent de manière évidente  à cette liste élaborée en 2013.

Le torrontes et le malbec en Argentine, oui, bien sûr ! (On devrait y ajouter le bonarda)

Le carmenère, bien sûr, au Chili.

Le tannat en Uruguay, bien sûr, (même s’il en était pas question dans la dite liste – histoire de mieux compléter ce tour d’horizon Nouveau-Monde)

Pour le reste, il faut, à mon avis, associer le qualificatif d’emblématique  de manière plus nuancée, y ajouter d’autres critères d’association. 

Pour le chardonnay, cépage soit disant « pousse-partout », il faut l’admettre, réussit mieux en climats frais. Les plus grands viennent de la Bourgogne sans contredit, climat frais pas excellence en France et en Champagne qui s’inscrit aussi dans cette définition. Le Canada et les États du nord des États-Unis en produisent les plus fins et subtils du Nouveau Monde. Si on parle de Californie, n’oublions pas que, dans ce cas, si on réussit à produire des récoltes  de grande maturité en raison d’un ensoleillement idéal, la vinification du chardonnay est surtout réputée à cet endroit pour produire les grands boisés tant appréciés des dégustateurs typiques nord-américains. Mais des micro-zones Californiennes de conditions d’équilibre entre le jour chaud et la nuit fraiche apportent leur lot d’immenses vins fort réputés, dans ces cas, avec des méthodes de vinification plus nuancées. Nous en reparlerons à l’occasion d’un article prochain sur le 40ème anniversaire du Jugement de Paris.

Il en est de même pour le pinot noir au Nouveau Monde, climats frais d’abord. Même chose pour le riesling : Niagara, Okanagan et Finger’s Lake New York.

Le cabernet sauvignon est un autre cépage soit disant « pousse-partout ». Dussert-Gerber en France déclarent que l’on abuse de ce cépage dans bien des endroits et je leur donne en partie raison. Dans le Nouveau Monde, la Californie et le Chili s’illustrent vraiment et le terme d’emblème y est approprié. Pour le reste, le terme emblématique serait abusif. Réussir à certains endroits d’excellents vins avec un cépage donné n’autorise pas à généraliser l’attribution d’emblème pour cette même région.

La sirah est de toute évidence associée à l’Australie, pays du Nouveau Monde dans lequel on retrouve des vins très fins provenant de ce cépage et aussi les pires (impitoyablement boisés pour plaire à une clientèle bien établie d’abord en Australie et aussi aux États-Unies).

Il faudra sans doute admettre le vidal et le baco noir comme évidences de grand succès au Canada.

Pour finaliser ce petit tour, bien que fort sommaire du Nouveau Monde, la Nouvelle Zélande s’illustre sans contredit avec le sauvignon blanc, l’Afrique du sud avec son chenin blanc et son muscat servant à l’élaboration de son fameux vin de Constance.

Christian Lapointe, le 20 mai 2016

Référence : Vintages, LCBO, sortie du 2 février 2013

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